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Les sanctions américaines empêchant les entreprises européennes de commercer agacent les eurodéputés

Les eurodéputés ne veulent plus que les entreprises européennes subissent les sanctions américaines en cas de commerce avec des pays que Washington veut punir.

© Frederic Köberl

Mercredi, le Parlement européen a demandé à la Commission de proposer des solutions pour protéger les intérêts commerciaux du continent contre les sanctions « qui enfreignent sensiblement la souveraineté territoriale des États membres ».

« Nous ne sommes pas suffisamment offensifs », regrette l’eurodéputée Modem Marie-Pierre Védrenne (Renew Europe). « Nous subissons en fait les lois extraterritoriales américaines. Pourquoi nous, au niveau européen, nous n’aurions pas notre propre approche ? », se demande-t-elle.

Le cas iranien en exemple

Cela a été le cas notamment le 8 mai 2018 après le retrait des États-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, où la Maison blanche a décidé le rétablissement des sanctions économiques contre Téhéran. Ces sanctions s’appliqueraient non seulement à l’Iran mais également à toutes les entreprises, basées dans n’importe quel État. La législation américaine prétendrait donc s’appliquer à toutes les entreprises du monde. En conséquence, pour pouvoir continuer à avoir accès au marché américain, les entreprises européennes ont dû cesser de vendre leurs produits en Iran.

Cela a été le cas pour les constructeurs français Renault et PSA, Volkswagen, DaimlerBenz, les poids lourds allemands ou encore Total.

Les plus gros contrats à l’époque signés étaient liés à l’industrie aéronautique, l’Iran souhaitant à l’époque moderniser une flotte vieillissante. Airbus avait ainsi enregistré des commandes de compagnies iraniennes pour 100 avions.

Une perte d’autonomie stratégique pour l’Europe

« Au-delà des sanctions, on parle de la liberté, de notre autonomie stratégique ou de notre souveraineté, de pouvoir faire un propre choix », précise Marie-Pierre Védrenne. « L’extraterritorialité, de manière générale, ne pose pas de problème. La difficulté qu’on a, ce sont les lois extraterritoriales américaines, qui sont détournées de leur objectif initial pour freiner la liberté et la souveraineté d’autres, notamment de l’UE. »
La suite de l'article à lire sur le site de Ouest-France


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